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Compilation des textes sur le rire de Stendhal, qui avait pour première ambition d’être un auteur de théâtre comique. Il pensait que s’il arrivait à définir le rire et les ressorts du comique, il pourrait par la suite enchaîner les pièces tordantes. La naïveté stendhalienne atteint ici des sommets.
Evidemment, rien de plus anticomique qu’une analyse du rire, et Stendhal s’avère un théoricien particulièrement médiocre : il ressasse trois idées à partir d’une définition du rire de Hobbes, à savoir que le rire est un effet de l’amour propre, l'expression du contentement de soi lors d'une situation de supériorité. C'est la raison pour laquelle l'effet comique est plus efficace s'il est brusque, l’impression de supériorité du rieur ne résistant pas longtemps à l’analyse. Cette même définition conduit encore Stendhal à affirmer que le rire est mort avec la Révolution car les républicains ont des préoccupations trop rationnelles... Seul le dernier texte sur les lettre d’un certain De Brosses sont dignes du goût et du talent de conversation de Stendhal : il y exprime sa nostalgie de la légèreté et déplore l’hypocrisie de son temps en s’abstenant de l’emphase philosophique qui gâte les autres textes.
Quoi qu'il en soit, la collection Rivages poche, dont l’essai sur le goût de Montesquieu faisait également partie, est à proscrire.
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dimanche 25 décembre 2005
dimanche 8 août 2004
Souvenir d’égotisme, Stendhal, Paris, 8 août 2004
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Je voulais relire Stendhal, le Rouge et le noir par exemple, mais je m’aperçois que cette perspective ne m’excite pas. Puis je tombe sur Souvenirs d’égotisme et je suis content de commencer un Stendhal jamais lu, mais je m’aperçois au fur et à mesure que je l’ai déjà lu ou que j’ai déjà au moins commencé à le lire, et le livre me tombe des mains au tiers environ, à peu prés au même endroit que la fois précédente je crois, quand il explique qu’il était super déprimé en 1821, incapable d’enchaîner une discussion légère (arrivant même à la dernière extrémité : adresser des questions directes à son interlocuteur) pour la bonne raison que ce n’est qu’en 1827 qu’il apprit à avoir de l’esprit. Faudra que je m’obstine et que je pousse jusqu’en 1827 : apprendre à apprendre à avoir de l’esprit m’intéresse au plus haut point, mais je crains fort que cette histoire ne soit elle-même qu’un trait d’esprit. Après vérification, le récit stoppe net en 1822.
Je voulais relire Stendhal, le Rouge et le noir par exemple, mais je m’aperçois que cette perspective ne m’excite pas. Puis je tombe sur Souvenirs d’égotisme et je suis content de commencer un Stendhal jamais lu, mais je m’aperçois au fur et à mesure que je l’ai déjà lu ou que j’ai déjà au moins commencé à le lire, et le livre me tombe des mains au tiers environ, à peu prés au même endroit que la fois précédente je crois, quand il explique qu’il était super déprimé en 1821, incapable d’enchaîner une discussion légère (arrivant même à la dernière extrémité : adresser des questions directes à son interlocuteur) pour la bonne raison que ce n’est qu’en 1827 qu’il apprit à avoir de l’esprit. Faudra que je m’obstine et que je pousse jusqu’en 1827 : apprendre à apprendre à avoir de l’esprit m’intéresse au plus haut point, mais je crains fort que cette histoire ne soit elle-même qu’un trait d’esprit. Après vérification, le récit stoppe net en 1822.
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